• Comme deux sœurs

    Comme deux sœurs

    Véra et Tsiona aiment à se rappeler leur première rencontre, à quatre ans, dans un jardin d’enfants de Tel-Aviv. Véra a grandi entre un père artiste volage et une mère infirmière rangée. Tsiona a perdu son père quand elle était petite.

    Après le lycée, Véra, la sensible, l’artiste, ne sait pas ce qu’elle veut faire ; Tsiona, l’effrontée, engagée dans un mouvement de jeunes pionniers, va participer à la fondation d’un kibboutz dans le Néguev.

    Malgré leurs différences, elles partagent leurs joies et leurs peines, jusqu’à l’arrivée de Yossef, le rescapé…

    À travers le destin de deux héroïnes qui s’aiment comme deux sœurs, le roman entraîne le lecteur dans la société juive de Palestine, de la fin des années 1920 à la création de l’État d’Israël. Une période peu décrite jusqu’à présent dans la littérature israélienne.

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  • K.

    K.

    Cela fait dix jours que K. n’a pas de nouvelles de sa fille. Elle qui lui en donne régulièrement, au moins le dimanche soir en sortant du cinéma. Il est une heure du matin ce lundi, et toujours pas de nouvelles. K. file à l’université, tenter de voir si des amies ou des collègues ont des informations. Non, rien, si ce n’est que ses amies ne l’ont pas vue depuis onze jours. Inquiet, K. ne peut effacer de sa tête cette récente rumeur entendue près de chez lui : deux étudiants en médecine auraient disparu. Une histoire politique, disait-on. Deux étudiants juifs. Et si sa fille lui avait caché quelque chose ? Elle semblait nerveuse ces derniers temps.

    À travers cette disparition, Bernardo Kucinski reconstitue l’époque de la dictature militaire brésilienne (1964-1985)

  • Le Juif errant est arrivé

    Le Juif errant est arrivé

    En 1929, Albert Londres consacre 27 reportages aux Juifs d’Europe et de Palestine, publiés dans Le Petit Parisien. En 1930, les reportages sont regroupés dans un livre sous le titre Le Juif errant est arrivé. C’est ce texte que nous publions intégralement.

    Du quartier juif de Londres aux shtetls (bourgades juives) de Pologne et de Hongrie, des quartiers juifs de Varsovie à ceux de Prague, Albert Londres révèle les particularités des Juifs qu’il croise, en soulignant souvent leur misère. Il poursuit ses reportages en Palestine où, par contraste, les jeunes pionniers sionistes forcent son admiration.

  • Les aventures de l’infortuné marrane Juan de Figueras

    Les aventures de l’infortuné marrane Juan de Figueras

    Espagne, XVIIe siècle. Juan, le narrateur, est fils de marranes, ces juifs contraints par l’Inquisition à se convertir au catholicisme et qui continuèrent à pratiquer le judaïsme en secret. Son père, un riche marchand de Séville, décide de l’envoyer en pension dans la lointaine Valence. Là, Juan découvre le vol, la traîtrise, le mensonge. Au bout d’un an, il s’enfuit et veut retourner chez ses parents à Séville. Le chemin sera plus long que prévu…

    Ouvrage publié en partenariat avec akadem

  • Retour sur un lieu que je n’ai jamais quitté

    Retour sur un lieu que je n’ai jamais quitté

    « Depuis quarante ans je n’ai jamais éteint la lumière le soir dans ma chambre (…) parce que si j’éteins la lumière je suis là-bas tout de suite dans les camps .Tout de suite le noir c’est le camp, le noir c’est la mort des autres et en partie la mienne. »
    Dans une langue simple et directe, Tobias Schiff, déporté à Auschwitz à l’âge de 17 ans en tant que Juif, retrace sa survie dans le camp et comment le souvenir de cette épreuve l’a hanté tout le reste de sa vie. Il raconte, entre autres, comment dans le camp la survie a pu dépendre de détails dérisoires, ou d’instincts salvateurs.
    Ce témoignage livré en un seul souffle, sous forme d’un monologue, « est celui d’un extraordinaire écrivain », selon Arnon Grünberg.

  • Dans les bagnes du tsar

    Dans les bagnes du tsar

    H. Leivick décide à 71 ans de revenir sur les années de cachot qu’il a connues à 18 ans, de 1906 à 1912.

    Il se souvient des six années passées dans un cachot obscur, de ses camarades de détention, révolutionnaires, juifs et non juifs. Il se souvient également des prisonniers de droit commun, dont certains avaient assassiné des Juifs. Des flash-back sur son enfance, son éducation traditionnelle puis son engagement politique parsèment le récit, alimentés par des dialogues intérieurs émouvants avec son père.

    H. Leivick raconte ensuite le voyage à pied, puis en bateau-prison vers la Sibérie, traversé par une galerie de portraits et de réflexions sur l’existence et la résistance à l’oppression.

    Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre, de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, de la Fondation du judaïsme français, en partenariat avec •




  • Au pied du Sinaï

    Au pied du Sinaï

    Lire Au pied du Sinaï (1898), paru trois mois après le « J’accuse » de Zola, c’est découvrir un Clemenceau insoupçonné : non le redoutable tribun radical, ni même le brillant éditorialiste de L’Aurore, mais un écrivain, tour à tour ethnologue et conteur, satirique et fraternel, parti à la rencontre du monde juif.
    C’est aussi s’aviser qu’avant même de s’engager dans la cause dreyfusarde, « le Tigre » entendait répliquer à l’antisémitisme effréné de son temps, en peignant des types humains attachants – de l’opulent baron Moïse au miséreux Schlomé le batailleur – et des cohortes pathétiques de Juifs galiciens, pauvres parmi les pauvres.
    C’est mesurer enfin la prégnance troublante, au tournant du siècle, de représentations ambiguës et de préjugés raciaux jusque sous la plume d’un ardent humaniste.
    Une introduction de Philippe Zard, professeur de littérature comparée, replace ces récits dans le contexte de l’époque.

  • Beyrouth entre parenthèses

    Beyrouth entre parenthèses

    Il est défendu à un citoyen libanais de se rendre en Israël. Mais le narrateur, un jeune photographe franco-libanais, décide d’enfreindre la loi de son pays et ne pas suivre l’avis de sa famille. Arrivé à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, il subit un interrogatoire de plusieurs heures. Les questions fusent et se répètent. « Comment s’appelle votre mère ? Comment s’appelle votre père ? Comment s’appelle votre grand-père ? Comment vous appelez-vous ? » Des questions qui reviennent comme une berceuse et qui voudraient obliger le narrateur à se définir de manière définitive. Lui qui avait pensé faire ce voyage pour mettre de côté sa part libanaise, mettre Beyrouth entre parenthèses…

  • Notre langue d’intérieur

    Notre langue d’intérieur

    « J’ai longtemps pensé que le yiddish était une langue d’intérieur, comme des chaussons ou une robe de chambre. »
    À travers des réminiscences du Paris de l’’après-guerre, Talila évoque son enfance de fille d’’immigrés juifs polonais qui ont choisi de vivre malgré la perte des leurs dans le Génocide. Elle rend hommage à des gens simples, tournés vers l’’avenir, pleins d’énergie et porteurs d’une langue — le yiddish — à offrir à leurs enfants.
    Elle dépeint l’atelier de confection de son père, les déjeuners du dimanche autour de la table du salon, les cris, les disputes, les pleurs, les rires.
    Ces textes d’une profonde humanité ont accompagné ses récitals et les accompagnent encore.
    En 2011, ils ont été publiés aux éditions Naïve. Talila ajoute ici une dizaine d’inédits.

  • Et Wolf fils de Hersh devint Willy

    Et Wolf fils de Hersh devint Willy

    Pologne, avant la Première Guerre mondiale. Wolf est très heureux sur le domaine de son père Hersh. Il préfère s’occuper du bétail et faire des
    promenades dans la campagne plutôt que d’étudier.
    Quand il rentre du service militaire, son père a vendu le domaine pour s’installer dans la bourgade voisine.
    Par dépit, Wolf part pour l’Amérique. Débarqué à New York, il ne se fait pas à la vie urbaine. Il s’installe alors chez un paysan protestant et sa fille Esther. Tout en se rapprochant d’Esther, il découvre le mode de vie protestant, austère. C’est ainsi qu’il devient Willy.
    Déjà connu pour ses talents de narrateur, Israël Joshua Singer ose ici aborder un tabou du judaïsme traditionnel : l’union mixte.

    Publié avec le soutien de la fondation du Judaïsme français en partenariat avec akadem et RCJ

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  • Scènes de la vie juive en Alsace

    Scènes de la vie juive en Alsace

    Des romans de George Sand, Daniel Stauben dit : « Le Berry n’est pas la seule contrée de la France où vivent des populations au caractère tranché, aux
    coutumes antiques, à l’idiome pittoresque. Aux paysans de l’Indre, on pourrait opposer sous plus d’un rapport, dans une autre sphère d’existence et d’idées, les Juifs de nos hameaux de l’Alsace. »
    De 1857 à 1859, dans la Revue des Deux-Mondes, Daniel Stauben fait paraître ces Scènes de la vie juive en Alsace qui seront publiées en volume en 1860.

  • Guitel Pourishkevitsh et autres héros dépités

    Guitel Pourishkevitsh et autres héros dépités

    Guitel Pourishkevitsh et autres héros dépités contient trois nouvelles de la série des monologues, forme que l’auteur affectionnait particulièrement.

    Dans « Joseph », « Trois veuves » et « Guitel Pourishkevitsh », Sholem-Aleikhem propose une galerie de portraits truculents : anti-héros aux prises avec le développement du capitalisme et de la finance, l’embourgeoisement, l’émancipation des femmes, la sécularisation des enfants, mais aussi avec les luttes sociales qui menèrent à la révolution avortée de 1905. Il y règne une atmosphère tragi-comique et une extraordinaire autodérision.

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