Dans les bagnes du tsar

Couverture de Comme deux sœurs

H. Leivick
Dans les bagnes du tsar
512 pages
23,50 €
En librairie le 18 avril 2019

Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre, de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, de la Fondation du judaïsme français, en partenariat avec

 

 

 

Où trouver Dans les bagnes du tsar

 

Présentation du récit

H. Leivick décide à 71 ans de revenir sur les années de cachot qu’il a connues à 18 ans, de 1906 à 1912.

Dans une première partie, H. Leivick se souvient des six années passées dans un cachot obscur, de ses camarades de détention, révolutionnaires, juifs et non juifs. Il se souvient également des prisonniers de droit commun, dont certains avaient assassiné des Juifs. Des flash-back sur son enfance, son éducation traditionnelle puis son engagement politique parsèment le récit, alimentés par des dialogues intérieurs émouvants avec son père.

Dans la deuxième partie, H. Leivick raconte le voyage à pied, puis en bateau-prison vers la Sibérie, traversé par une galerie de portraits et de réflexions sur l’existence et la résistance à l’oppression.

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Extrait du récit

« Le gardien ouvrit le battant de sa grosse clef et me poussa à l’intérieur. Je me cogne aux ténèbres comme à un mur. Mais ce n’est pas encore la vraie porte. Cette porte mène à une seconde, plus bas. Nouvelle poussée du gardien qui me projette derrière une autre porte blindée qui ne laisse pas passer la moindre trace d’une quelconque lueur.
Il me précipite dans ce nouvel espace. Claque la première et la deuxième portes et les verrouille. Il y règne un silence de mort. C’est la première fois de ma vie que je me trouve dans des ténèbres pareilles, dans une semblable noirceur, dans une éternelle, une inqualifiable nuit.
Je ne savais pas qu’il existait au monde une telle densité de ténèbres. J’ai le sentiment qu’elles percent ma vue, qu’elles s’infiltrent dans mon corps. Elles sont acérées, gluantes, du plomb fondu. Elles me lacèrent le torse et la tête. Elles me glacent, me pétrifient. Je me cogne le visage à cette noirceur et me retourne aussitôt, reste couché sur le dos à demi évanoui. Non pas à cause de la chute ou du froid mais à cause de la puanteur qui m’étouffe et qui remplit cette sorte de tombe.
Je ne sais combien de temps, je suis resté dans cet état à moitié inconscient jusqu’au moment où mes poumons commencent petit à petit à s’habituer à cette puanteur froide de moisi, et mes yeux à cette noirceur inimaginable.  »

Dans la presse

« Sa force : jongler entre le récit réaliste, le roman onirique, le désespoir drolatique et la limpidité poétique » (Kerenn Elkaïm). Lire toute la chronique.

« Ce récit poignant, auquel se mêlent quelques visions, dit pourtant la possibilité d’une fraternité entre les hommes. » (Ariane Singer). Lire toute la chronique.

« À chaque page de ce témoignage exceptionnel, qui se lit comme un grand roman russe, H. Leivick interroge les limites du bien et du mal, sans jamais, ou presque, poser de jugement. Un texte vibrant. Une leçon d’humanité. » (Béatrice Kahn). Lire toute la chronique.

« L’immense beauté de ce récit tient au temps passé auquel il se réfère (…) sans jamais rien perdre du sel de cette époque tsariste, à l’orée d’un siècle qui ferait bien pire » (Antoine Perraud). Lire toute la chronique.

« Un véritable chef-d’œuvre » (Marc-Alain Ouaknin) Écouter toute l’émission « Talmudiques ».

 


« Leivick propose un témoignage de premier plan sur la Russie pré-révolutionnaire » (Ilana Moryoussef) Lire toute la chronique.     
                                                                                                                                                                                                                                 

« Récit testamentaire et mouvementé de ses années de forçat » Écouter toute l’émission « la compagnie des poètes ».

 

« La parution en français du texte testamentaire et autobiographique de Leivick, Dans les bagnes du tsar, publié en 1959, texte magnifique et magnifiquement traduit par Rachel Ertel, est un événement à plus d’un titre. » (Carole Ksiazenicer-Matheron) Lire toute la chronique.

« Un document bouleversant et passionnant » (Ariane Singer). Visionner toute la chronique.

« C’est élégant, juste, sensible, lyrique, bouleversant, âpre, cruel » (Myriam Anissimov) . Lire toute la chronique.

 

«  Récit formidable, subtil, riche, à la fois sombre mais aussi incroyablement lumineux. Parler de chef-d’œuvre pour ce témoignage unique n’est pas exagéré. » (Frédéric L’Helgoualch). Lire toute la chronique

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