Rachel Ertel est née en Pologne en 1939. Elle a passé la guerre avec sa mère en Union soviétique et, après avoir tenté de se réinstaller en Pologne après-guerre, elles sont arrivées en France en 1948.
De langue maternelle yiddish, elle a été professeure de littérature américaine à l’Université Paris 7 où elle cofonde le Centre d’études judéo-américaines qui est, durant les décennies 1970-1980, le principal lieu d’enseignement de langue et de littérature yiddish en France. Elle contribue, dans l’espace universitaire, à former des traducteurs de yiddish.
Dans le même souci de transmission, elle traduit des textes yiddish inédits en français, contribuant ainsi grandement à faire connaître cet univers littéraire au lectorat francophone.
Son activité éditoriale fut également très importante, avec la collection Domaine yiddish tour à tour accueillie par Le Seuil, Juillard, Liana Levi et Buchet-Chastel.
Ses ouvrages consacrés à la culture et la littérature yiddish ont connu un grand écho.
En 2020, elle reçoit le prix de l’Académie française pour l’ensemble de son oeuvre.
Elle est l’autrice des livres suivants :
• En marge : sur les minorités aux États-Unis, avec Élise Marienstras et Geneviève Fabre (Maspero)
• Le Roman juif américain, une écriture minoritaire (Payot, 1980)
• Le Shtetl, la bourgade juive de Pologne de la tradition à la modernité (Payot, 1982)
• Dans la langue de personne : poésie yiddish de l’anéantissement, (Le Seuil, 1993)
• Brasiers de mots, (Liana Levi, 2003)
En 2019, elle publie un livre d’entretiens avec Stéphane Bou, intitulé Mémoire du yiddish (Albin Michel) qui fait suite à une série A voix nue sur France Culture.
Elle a traduit plus vingt romans, recueils de nouvelles de Sholem Asch, Eli Chekhtman, Glatstein, Dovid Hofstein, Moyshe Fuks, H. Leivick, Mendel Mann, Peretz Markish, Israel Rabon, Menuha Ram, Leïb Rochman, Yeshaye Shpigl, Avrom Sutzkever, Oser Warszawski et Reyzl Zychlinsky.


